Antonio
Gonzalez-Collado est né à El Ferrol (Galice,
Espagne) le 29 septembre 1930. Il est âgé de 6 ans quand
éclate la guerre civile d’Espagne. À treize ans,
Antonio doit quitter l’école pour travailler. Dès
son adolescence, il montre un goût prononcé pour le dessin.
À 17 ans, il part rejoindre son père maroquinier, exilé
en Tunisie, avec lequel il restera jusqu’en 1956. Collado garde
intacte sa passion du dessin et exécute des décors pour
plusieurs associations. Il expose ses premières œuvres.
Entre temps, en 1955, on l’envoie participer au championnat
de France de gymnastique par équipes, et découvre alors
à la fois Paris et le Louvre, ce qui le décide à
revenir en 1956 et à y rester. Pour vivre il doit exercer plusieurs
métiers, ce qui ne l’empêche pas d’assister
aux cours du soir à Montparnasse 80 en tant qu’élève
d’Adam, Lesbouni et Martial.
Il fréquente également l’Académie de la
Grande Chaumière.
C’est en septembre 1959 qu’il rencontre celle qui va devenir
sa femme, la pastelliste Évelyne Wavrant. De cette union naîtront
ses trois filles, Manoli, Géraldine et Laurence.
Dès 1961, il commence à exposer dans diverses galeries
parisiennes et au Japon.
Gonzalez Collado est le peintre espagnol des modernes danseuses,
des petits rats de l’Opéra, des
clowns, des chats, des groupes d’adolescents
et parfois des paysages de l’Ile de France.
"Je suis
monté sur la Butte Montmartre en 1957, et j’ai fait la
connaissance du peintre Romo, artiste espagnol qui avait fait l’Ecole
des Beaux-Arts avec mon frère à Madrid. Depuis, j’ai
souvent fréquenté la Butte, il y avait là une
atmosphère unique. C’est ici que j’ai connu Creixams,
Cahours, Galanis, Moretti, Cebal, Bayon et tous les autres peintres,
et les écrivains Marcel Aymé, Vertex... Antoine, de
la Crémaillère, était le seul à permettre
aux peintres et portraitistes de travailler dans son établissement
; c’est ainsi que j’ai pu peindre les joueurs d’échecs
et de belote. À cette époque, Michel Polnareff venait
jouer de la guitare avec des copains, avant de connaître le
succès. J’étais là le jour où les
Beatles sont venus sur la Butte ; le peintre Tyko s’était
fait photographier avec eux. A cette époque le Pichet du Tertre
était tenu par Attilio, Pierre Labric était le Maire
de la Commune Libre, et Anatole était le garde champêtre.
Patachou avait son cabaret 13, rue du Mont Cenis. Dans l’impasse
Trainée se trouvait une épicerie-restaurant, tenue par
M. et Mme Bachard, un couple avec un cœur grand comme une cathédrale,
elle tenait l’épicerie, avec un accent du Périgord
; elle s’occupait des clients et servait les repas aux peintres
et autres gens qui n’avaient pas d’argent ; M. Bachard
était un personnage, ancien Bougnat, il faisait la popote aussi
généreuse que son tour de taille."
A.G.Collado.
Expositions
/ Exhibitions
Salon d’Hiver.
Salon des Artistes Français.
Exposition particulière à Lille.
Salon des Indépendants.
Salon du Printemps.
Galerie Walter Zehnder - Lens.
Galerie d’Art Alain Darvel - Barbizon.
Salon d’Enghien-les-bains.
Galerie Roussard - Montmartre.
Exposition à Rouen.
Salon de Toile - Galerie Roussard.
Galerie Bussière - Paris.
Galerie Jannel - Paris.
Galerie Marshall Field - Chicago - USA.
Salon de Corneilles-en-Parisis.
Salon d’Herblay.
IIIe Salon des Arts - Préfecture de Cergy-Pontoise.
Galerie Guigné.
Exposition particulière à Grenade - Espagne.
Galerie Roussard depuis 1994.
Prix
/ Awards
Prix de Deauville.
Médaille d’or de la Frette-Sur-Seine.
Prix de la Municipalité - Salon de l’Isle-Adam.
Médaille du Public - Salon de la Frette-Sur-Seine.
Médaille d’Or - Salon du Parisis
à Conflans Ste-Honorine.
IIIe Prix - 1er Salon de Pontoise.
Collections
particulières / Private collections
France, Belgique, USA, Canada, Australie, Italie, Mexique, Espagne,
Japon, Allemagne, Venezuela, Grande-Bretagne, Suède, etc…
En 1994, il illustre le catalogue de la Grande Parade de Montmartre.